BIOGRAPHIE

Une vie prphotodemyvesmarlire001.jpgofessionnelle de près de quarante cinq ans, faite d’activités denses et variées, voila le cheminement auquel nous convie Yves Marlière. Précisons qu’il ne s’agit ici que du repérage à grandes enjambées d’un parcours s’étendant de l’Europe à l’Afrique en passant par l’Océanie ; parcours occultant volontairement les aspects privés et anecdotiques de la vie de l’intéressé. Le lecteur voudra donc attendre la publication d’une auto- biographie en préparation dans laquelle les anecdotes truculentes et palpitantes, les rencontres parfois insolites, tant en Europe qu’à travers le monde, avec des femmes et hommes de pouvoir, des scientifiques, des artistes,  des écrivains,  des militaires,  des aventuriers, etc.., ne manqueront pas.

Yves Marlière est arrivé au Sénégal  le 29 septembre 1980. De nos jours, il y représente diplomatiquement  et consulairement la République de Hongrie auprès des autorités gouvernementales sénégalaises.  A ce titre, il s’est vu confier, durant deux ans,  les tâches dévolues  au Secrétaire général du groupe des ambassadeurs accrédités à Dakar. Il a quitté cette fonction à la suite de sa démission, le 25 juin 2009.  Parallèlement, il conduisit quelques projets de développement dans des domaines aussi divers que la bioénergie, l’agriculture, la santé, l’alimentation en eau potable des populations rurales, etc..

Né le 23 février 1943 à Saint-Omer  ( petite ville du nord de la France immortalisée par le roman de Germaine Acremant « Ces dames aux chapeaux verts »), d’un père lillois décédé tragiquement  en juin 1943 et d’une mère  d’origine hongroise adoptée par un couple français de l’Audomarois, elle-même disparue en janvier 1964, Yves Marlière reçoit, comme son frère Guy et ses sœurs Liliane et Josette, une éducation chrétienne.

Après des études primaires, secondaires, artistiques et techniques, Yves Marlière conforte sa formation d’ingénieur en accomplissant des stages dans des entreprises de bâtiments et travaux publics et dans l’administration française des Ponts et Chaussées ( voies navigables) où il prend part aux opérations de contrôle des travaux de construction de la nouvelle écluse des « Fontinettes »  à Arques, Pas-de Calais.

 

La Polynésie

L’un des stages les plus marquants et les plus décisifs pour sa carrière d’ingénieur  fut incontestablement  celui  qu’il  effectua  en  Polynésie dans les années soixante. Intégré à une équipe d’ingénieurs et topographes du Génie militaire, il fut envoyé par le Ministère français de la Défense dans l’archipel des Tuamotu pour définir et préciser les conditions d’implantation d’un aéroport destiné à acheminer hommes, matériaux et matériels vers la future  base d’essais  nucléaires de Mururora.

A bien des égards, cette mission fut exaltante et riche d’enseignements pour un jeune homme qui, à l’instar de ses six compagnons d’aventure, n’avait jamais quitté le continent européen. Elle fut aussi une belle école sociologique dans la mesure où elle lui permit, durant plusieurs mois, de partager son quotidien avec les cent quarante cinq autochtones  implantés depuis plusieurs siècles sur l’atoll de Hao et que la France invita à un exil forcé quelques années plus tard. La biographie de l’intéressé développera abondamment ce chapitre et tentera de traduire l’émotion ressentie par ces français fraichement débarqués de l’aviso  « Francis Garnier », vestige de la flotte française du Pacifique commandée, à l’époque, par l’Amiral Georges Cabanier et fort heureusement sauvegardé par l’Amirauté française pour échapper aux réquisitions de l’Allemagne nazie ou au sort réservé à la flotte mouillant dans la rade de Toulon.

De ce séjour extraordinaire, Yves Marlière retirera un sens profond du respect des différences et s’imprégnera d’un amour conciliant pour son prochain, qualités qui font aujourd’hui de lui un homme ouvert à toutes les cultures et civilisations.

 

L’eau, source de vie et objectif professionnel

A son retour en France, marié à Solange et père de deux enfants, Lydie et Jean Philippe, il décide d’orienter sa carrière vers la discipline hydraulique et passe un concours d’entrée dans l’Administration territoriale du Nord. A peine recruté  par le Syndicat Intercommunal de Distribution d’Eau du Nord SIDEN ( structure créée et dirigée, à l’époque, par un éminent ingénieur des Arts et Manufactures du nom de Jean Quinsac  qui deviendra,  quelques années plus tard, Directeur des Services publics de la Communauté Urbaine de Lille ),  Yves est chargé de développer le secteur de l’alimentation en eau potable en réalisant la desserte de nombreuses communes rurales du département du Nord, principalement entre Lille et Dunkerque, zone dont il a la charge en qualité d’ingénieur divisionnaire. L’Administration départementale lui confie également l’étude de faisabilité d’un projet d’adduction destiné à renforcer l’alimentation en eau de l’agglomération lilloise.

Années après années, il  s’acquitte avec succès et détermination de sa mission d’ingénieur hydraulicien et voit celle-ci renforcée par de nouvelles responsabilités dans le secteur de l’assainissement. Voulant rendre son action plus performante, il crée un centre régional d’études et de documentations tourné vers la problématique des collectivités locales du Nord et propose aux maires de ce département de s’associer à diverses compagnies  d’assurances,  en  surliquidité  financière,   au  sein  d’ une  société  d’économie mixte pour le financement des équipements collectifs municipaux ; l’idée étant d’accélérer les programmes locaux de développement des réseaux d’eau dans les hameaux éloignés des villes et villages. L’inquiétude exprimée par l’Etat de voir les municipalités échapper à son contrôle, empêche cependant la concrétisation de ce projet jugé un peu trop « avant-gardiste ».

Soucieux  d’étendre le champ de son expérience professionnelle à d’autres domaines techniques, il s’enrôle dans une filiale de Mobil Oil et en devient l’un des directeurs. Au nom de cette firme et en concertation avec le centre de recherche d’Electricité de France à Moret-sur-Loing ( Seine et Marne), il dépose à la Direction ad hoc du Ministère français de l’industrie, un brevet d’invention pour la protection internationale d’un épurateur électrolytique d’eaux industrielles et étudie diverses conceptions de stations d’épuration biologiques d’eaux ménagères en milieux rural et semi urbain.

 

Le rêve africain

Trois années s’écoulent et sans doute nostalgique de l’exotisme de la Polynésie, de son soleil et de la gentillesse de ces  atolliens  qui lui avaient prodigué une amitié indicible lors de son séjour et dont l’apogée fut atteinte  par l’interprétation  magistrale de la Marseillaise le jour de son rembarquement sur le « Francis Garnier.  Sachant qu’il aurait bien peu de chance de retourner en Polynésie rapidement, Yves porte son regard sur un autre sol ensoleillé, celui de l’Afrique subsaharienne  et décide d’y tenter une expérience de deux années  afin de faire partager aux jeunes ingénieurs en charge des services de l’hydraulique du Sénégal son expérience technique. Son but est aussi de découvrir, autrement qu’à travers les livres et guides touristiques, un peuple jusqu’alors méconnu de lui. Il est vrai qu’il  en avait entendu parler de ce peuple et avec tant d’enthousiasme  au sein de la nouvelle famille d’adoption dans laquelle il était entré après sa rencontre, en 1976, avec sa compagne Jeanine.

Gustave Chaigneau, que l’on surnommait  « le tonton d’Afrique » y avait en effet enseigné le français, des années vingt  à 1948, année où il termina sa mission en qualité d’inspecteur général de l’enseignement pour l’ A.O.F.  Il y fut surtout le professeur  d’un certain Léopold-Sédar Senghor. Inutile de dire que  ce narrateur exceptionnel ne pouvait laisser indifférent l’ingénieur explorateur en quête de découvertes et friand d’océan et de soleil qu’était Yves Marlière.

C’est donc en septembre 1980, alors que l’ancien élève  de Gustave Chaigneau  est au pouvoir depuis plus de vingt ans, que Yves débarque au Sénégal. Il est alors âgé de trente sept ans. Muni d’un contrat de travail conclu entre l’Administration sénégalaise et le bureau d’Etudes allemand Holfelder grâce à un financement de la Banque mondiale, il se voit confier la mission  d’apporter  son  concours  technique  à  la Direction générale de l’Hydraulique au Ministère de l’Equipement.  Cela se fait au travers d’un important projet visant à réhabiliter et à accroître la densité des réseaux d’adduction d’eau de onze agglomérations sénégalaises. Cette Direction générale est depuis quelques années, placée sous la responsabilité d’un éminent hydrogéologue qui s’était fait remarquer quelques années plus tôt en collaborant avec le Bureau des Recherches  Géologiques et Minières (BRGM)  à  la confection de la carte hydrogéologique du Sénégal. Il s’agit de M. Moussa  Dieng, homme affable avec lequel Yves établit très rapidement des relations confiantes. Cette Direction est transformée en Secrétariat d’Etat quatre mois plus tard après  la démission du Président Senghor et son remplacement à la tête de l’Etat par le Premier Ministre Abdou Diouf. C’est en janvier 1981 que le nouveau Président de la République forme son gouvernement et qu’il  nomme M. Samba Yéla Diop à la tête du Secrétariat d’Etat à l’Hydraulique.  M. Diop, un homme de Mbacké proche de la confrérie Mouride, est licencié en Droit. En cette qualité, il exerce, non sans talent, la fonction de Président de la Commission des Lois à l’Assemblée nationale. Rien dans sa formation ne le prédispose à manager un département aussi technique que celui que l’on vient de lui confier, c’est du reste pourquoi il lui faut s’entourer de spécialistes. Sûr de son appréciation, après plusieurs entrevues avec le conseiller technique de l’ex directeur général,  qui dans le nouvel organigramme n’a plus sa raison d’être, il fait de Marlière son  conseiller personnel et désigne son ami, Abdoulaye Séga Sow, ingénieur géophysicien,  précédemment en poste à le Société Nationale des Forages du Sénégal (SONAFOR)  pour diriger son Cabinet. Dès lors, Moussa  Dieng, quelque peu rétif face à autant de changement,  se plie aux exigences de la nouvelle organisation en devenant premier conseiller du Secrétaire d’Etat.

En août 1981, satisfait des premiers résultats obtenus par le Secrétariat d’Etat, le Président Abdou Diouf érige ce dernier en Ministère plein.  Yves Marlière devient de facto conseiller de l’ex Secrétaire d’Etat promu ministre de l’Hydraulique avec les pouvoirs les plus étendus pour conduire la politique définie par le Chef de l’Etat. Il le restera huit années. C’est au cours de cette période que Yves fera la connaissance de Gérard Sivilia, un ingénieur du Génie Rural  qui intégrera l’équipe du nouveau ministère après avoir passé quelques années au Ministère sénégalais du Plan et de la Coopération. Yves et Gérard  deviendront de grands amis  et collaboreront ouvertement à la promotion du Ministère, tout autant qu’à celle du Ministre.  Gérard , cet homme acquis aux thèses du développement en Afrique  sent bien que pour redevenir actif et  contribuer efficacement au développement du pays, il lui faut quitter un département ministériel trop administratif à son goût et  démobilisateur du point de vue de l’ingénieur qu’il est et qu’il souhaite rester.  Il occupera le poste de conseiller de M. Samba Yéla Diop, mais sans doute désireux d’élargir son expérience à d’autres domaines  professionnels  quittera  l’Hydraulique  et  le  Sénégal  cinq  à  six  ans  plus  tard.

Gérard Sivilia enclencha un processus de carrière très exceptionnel en France et à l’étranger puisqu’il devint conseiller technique de M. Michel Roussin, Ministre français de la Coopération et fut par la suite nommé Chef de la Mission française de Coopération technique et culturelle au Mozambique. il finit son parcours en devenant Ingénieur Général des Eaux et Forêts au Ministère de l’Agriculture.

 

L’alimentation en eau potable de Dakar

En octobre 1983, soucieux du devenir de l’alimentation en eau de la région dakaroise, Yves Marlière propose aux autorités sénégalaises de créer un canal à ciel ouvert reliant le fleuve Sénégal à Dakar, via le lac de Guiers. Par-delà la nécessité première d’assurer l’alimentation des populations, l’idée est aussi de desservir au passage les usagers maraîchers et de recharger les aquifères du paléocène de la région de Thiès particulièrement sollicités par les pompages intensifs opérés par la Société d’Exploitation des Eaux du Senégal (SONEES) en faveur de Dakar dans cette formation calcaire du tertiaire dont le niveau baisse de façon alarmante.  C’est l’époque où il rencontre Matar Fall, un jeune et brillant ingénieur  sénégalais diplômé  de l’école polytechnique de Thiès dont la formation d’ingénieur fut consolidée par la délivrance d’un master  professionnel  délivré par  l’école polytechnique de Montréal.  Matar  s’était signalé par ses nombreuses qualités et son désir insatiable d’apprendre. Il devint vite l’homme de la situation et forma avec son ami Yves une équipe performante apte à mener à bien ce grand projet.  Matar fut dès lors rapidement désigné pour diriger la cellule d’étude et de réalisation du canal du Cayor.

Pour donner une dimension nationale au projet et favoriser ses chances de succès, Yves Marlière sollicite du Président Abdou Diouf l’élévation de la cellule (placée jusqu’alors sous l’autorité du Ministre de l’Hydraulique) en Mission d’Etude et d’Aménagement du Canal du Cayor (MEACC) rattachée à le Présidence de la République et, sous l’impulsion de M. Abdoulaye Séga Sow,  Directeur de Cabinet du Ministre et cousin de M. Fara Ndiaye,  cofondateur du  Parti Démocratique Sénégalais et ancien Président du groupe PDS à l’Assemblée nationale – récemment rallié au Parti socialiste sur l’insistance de quelques amis du Président Diouf -  fait nommer ce dernier à la tête de la MEACC.  Bien que finement menée, cette stratégie ne permet pourtant pas de faire aboutir le dossier, en dépit de la faisabilité du projet démontrée par d’importantes et coûteuses études. Il est vrai que les pressions exercées tant par les bailleurs de fonds inquiets du coût des travaux que par les Etats riverains du Fleuve soucieux de l’importance de la dérivation à laquelle aurait conduit l’ouvrage avaient de quoi semer le doute. Ce projet fut appelé canal du Cayor en mémoire de Lat Dior, roi du Cayor et homme de guerre  qui s’était illustré au XIXème siècle dans une lutte acharnée, mais vaine, contre la pénétration d’un chemin de fer voulu par le Général Louis  Faidherbe, Gouverneur  du  Sénégal  de  1854  à  1861  et  de 1863 à 1865. La décision d’abandonner le projet de canal fut perçue par certains Sénégalais comme une seconde défaite.

 

Une collaboration inspirée

En 1991, Yves Marlière fait la connaissance d’un homme que les temps à venir allaient rendre célèbre puisqu’il s’agit de Maître Abdoulaye Wade, nouveau Ministre d’Etat devenu Président de la République du Sénégal en 2000. Le premier contact est d’autant plus difficile qu’Yves sait que le Ministre d’Etat est lui-même résolument contre ce projet estimant qu’il est l’idée inconsidérée  du parti au pouvoir et qu’il n’aurait sur les régions traversées que des inconvénients, notamment celui d’attirer sur ses rives les populations éloignées et, corrélativement, de précipiter la désertification de contrées déjà affectées par la sécheresse et peu propices à la sédentarisation des autochtones. Il lui faut donc déployer un argumentaire sérieux pour tenter de convaincre son interlocuteur et, au final, l’amener à ne pas s’opposer au projet.  Le Ministre d’Etat  réfléchissait depuis quelques années à une option hydraulique s’attachant à développer dans ces zones arides ce qu’il appelait « des  canaux latéraux »  qu’il nomma, par la suite « réseau hydrographique national ».  Pour faire bonne mesure, il demande à Yves Marlière d’en étudier les contours parallèlement au projet de canal du Cayor et un accord de principe intervient sur ce compromis.

Et c’est ainsi que Marlière devient le conseiller du Ministre d’Etat pour les questions hydrauliques et que,  par la suite, il se voit chargé, avec l’assentiment du Président Abdou Diouf, d’apporter son concours à la mise en œuvre du programme de développement  du Ministère d’Etat.

 

De nombreux projets

Au cours de cette période et sous l’autorité du Ministre d’Etat, Yves Marlière lance un projet de production au Sénégal et dans la sous-région d’Afrique de l’Ouest, d’un biocarburant en partenariat avec la Direction industrielle de l’Institut Français du Pétrole (IFP). Il s’agit de réaliser, à l’instar de ce qui se fait en France, un biodiésel obtenu par estérification d’huiles végétales capable de faire fonctionner les moteurs diésels équipant les nombreux forages d’eau installés sur toute l’étendue du territoire sénégalais et d’exporter le surplus de production dans les pays limitrophes. Après avoir convié son conseiller à présenter le projet au sein d’un conseil interministériel tenu au Ministère d’Etat, le 3 octobre 1991, Yves Marlière est officiellement chargé par le Ministre d’Etat de conduire ce projet et de créer,  après un tour de table destiné à rassembler les investisseurs potentiels,  une structure de production, d’exploitation et de commercialisation.

En 1992, le dossier est présenté par le Ministre d’Etat en conseil des Ministres  et, après un large débat, son suivi est confié au  Ministre délégué chargé de la Modernisation de l’Etat qui n’est autre que M. Magued Diouf, frère du Président de la République .

On peut retenir de cette affaire qu’elle était en avance sur son temps, que peu de monde était initié aux nouvelles technologies qu’il véhiculait, que le Sénégal, placé à l’époque sous un ajustement structurel sévère de la Banque mondiale, ne détenait pas suffisamment de liberté pour imposer un tel projet, d’autant plus que la Banque avait émis des réserves sur  la compétitivité de l’huile alimentaire par rapport au biocarburant envisagé et qu’en définitive peu de compagnies  pétrolières semblaient vouloir adhérer au principe de la miscibilité des biocarburants et des carburants pétroliers. Dès lors, le projet fut abandonné en attendant des temps meilleurs tandis que certains pays commençaient à produire le « pétrole vert » avec succès.

Durant son séjour au Cabinet du Ministre d’Etat, Yves Marlière propose d’ autres projets parmi lesquels la réhabilitation du Ranch de Doli, le construction d’un terminal céréalier sur le port de Dakar et diverses opérations moins directement liées à l’agriculture et l’hydraulique. Au cours de cette période, il crée la Compagnie Ouest-Africaine pour le Développement de l’Industrie, du Commerce, de l’Agriculture et de l’élevage, société anonyme dont il deviendra le président du conseil d’administration aux côtés de son ami Issam Filfili nommé Directeur général.

C’est au cours de l’année 1993 que Marlière rencontre M.Mamadou Dia, ancien Premier Ministre du Président Léopold Sédar Senghor. Les deux hommes décident d’unir leurs efforts pour réaliser le projet de réhabilitation du Ranch de Doli, vaste domaine agricole et d’élevage couvrant 55000 hectares au centre-nord du Sénégal. Yves Marlière est alors invité à entrer dans le staff de la Fondation Paix et Développement que préside M. Dia depuis quelques années. L’idée est de faire que la Fondation prenne le dossier en main et qu’elle introduise une demande de concession du ranch à l’Etat afin de poursuivre l’étude en cours.

Pour louable qu’elle fut, cette initiative ne put aboutir car l’obstacle de l’eau pesait lourdement sur la faisabilité du projet. Celui-ci fut donc abandonné après un important travail mené par l’équipe d’ingénieurs affectés à sa réalisation.

 

 L’art et la culture

En 1995, après un bref engagement politique, Yves Marlière se lance dans la peinture artistique, discipline dans  laquelle il excelle. C’est ainsi qu’en mai 1995, il organise,  en partenariat avec  S.E.M. Ladislav Skerik, ambassadeur de la République Tchèque au Sénégal, une exposition  sous le double thème du cristal de Bohèmes et de la peinture. Cette exposition se déroule au Musée de l’IFAN, place de Sowéto à Dakar, sous la présidence de Madame Elisabeth Diouf, l’épouse du Président de la République accompagnée de Madame Habib Thiam, épouse du Premier Ministre, en présence de MM. Abdoulaye Elimane Kane, Ministre sénégalais de la Culture et Tijane Sylla Ministre du Tourisme et des Transports aériens. A cette occasion on note une forte participation des médias ( télévision,  radio et  presse écrite). Les œuvres présentées sont des créations figuratives exclusives qui remportent un succès rarement égalé au Sénégal.

L’année suivante, en 1996, l’expérience est renouvelée sur les mêmes cimaises  mais cette fois-ci en présence de Maître Abdoulaye Wade, Ministre d’Etat. Elle suscite un formidable engouement de la part du public venu nombreux et donne lieu à des commentaires dithyrambiques de la part des médias. Le livre d’or ouvert à cette occasion témoigne des appréciations élogieuses portées sur l’artiste tant par les personnalités invitées à l’inauguration que par le public. Les élèves des écoles de Dakar sont quant à eux subjugués  par cette exposition et expriment avec enthousiasme leur désir de peindre un jour comme le maître « si toutefois on leur apprend les techniques ».

Jean Pirès, chroniqueur artistique du quotidien sénégalais « Le Soleil », n’écrit-il pas ?:

« Yves Marlière est sans doute un cas très spécial dans la peinture contemporaine. Il a choisi de faire des tableaux en s’inspirant du style classique de certains grands maîtres des XVIIème, XVIIIème et XIXème siècle qu’il connait particulièrement après des études suivies auprès des professionnels de l’art. Son exposition qui se tient actuellement, en compagnie de  l’autre  peintre, Viviane Volker,  dans  la  Galerie d’Art contemporain du Musés des Arts africains (Place Soweto) est comme un voyage à travers les âges, un large aperçu du grand talent de ce peintre, artiste né qui  « a donné son âme au poète ».

Marlière a fréquenté l’Ecole des Beaux Arts de Saint-Omer dans sa jeunesse et révélait déjà de grandes dispositions dans le croquis et la précision de son trait. Ingénieur en hydraulique de formation, Yves Marlière qui travaille au Sénégal depuis 16 ans ( il est conseiller du Ministre d’Etat auprès du Président de la République et fut également conseiller près de la Présidence de la République dans le cadre de la Mission d’Etude et d’Aménagement du Canal du Cayor) a signé un pacte tacite de longue date avec la peinture, sa grande passion. Collectionneur, amateur averti, il a succombé à cette passion de façon originale en mettant son talent de plasticien au service de « la tradition du bon goût et du beau ». Ses créations originales peuvent surprendre avec ses personnages vêtus dans des costumes d’époque, les « nus », les voiliers et les scènes bucoliques en particulier vous situent dans une ambiance réaliste de ces époques d’après la Renaissance, mais tout cela n’est que le fruit de la créativité d’un artiste qui, loin d’être un « passéiste », veut privilégier un art qui met en valeur une esthétique universelle, et qui rejette cette « facilité » que l’on a tendance à coller par exemple à la peinture abstraite.

Le peintre Yves Marlière s’inquiète un peu de l’évolution qui a marqué la peinture contemporaine, « abstraction , technique mixte, peinture sculpture, on se demande où va terminer la peinture, autant revenir d’où l’on vient » nous confiait cet artiste qui en est pratiquement à ses premières expositions à Dakar (1995 et 1996 au musée des Arts africains), même si ses œuvres figurent dans les collections de quelques collectionneurs avertis. Il a toutefois reçu des invitations et compte prochainement exposer à Nouakchott ( Mauritanie), au Gabon, en Côte d’Ivoire, au Maroc, mais aussi aux Etats-Unis, en Belgique, en Russie, en Tchécoslovaquie, entre autres (…)

Le regard critique du Dr Jean-Claude Bernou*  découvre dans la peinture d’Yves Marlière comme dans certaines poésies « une protestation du silence ». Le sens de la beauté, l’habileté dans le dessin,   « la splendeur et la sensibilité dans le coloris » sont des caractéristiques marquantes de cette peinture qui nous transporte dans d’autres âges de l’évolution de la peinture, vers un classicisme qui mettait un point d’honneur à reproduire la nature dans sa réalité la plus esthétique.

Quelques rares scènes africaines telles que « Bavardages en fin d’hivernages » donnent une autre idée du talent de Marlière qui a tenu à rendre hommage à deux peintres sénégalais, El Hadj Mboup et Alpha Wally Diallo en exposant un de leurs tableaux. »

*le Docteur Jean-Claude Bernou, médecin généraliste connu pour sa haute expérience dans les maladies tropicales,  professa à la Faculté de Médecine de Dakar. Au-delà d’articles médicaux dans des revues spécialisées,  il nous laisse une autobiographie intitulée «  Comme un chameau Docteur Bernou.. 50 ans de vie et de médecine tropicale ». En page 274 de cet ouvrage, il écrit : «  Yves Marlière est un grand peintre de style flamand et de l’école de Saint-Omer (..) nous avons presque tous une de ses œuvres. Il a exposé très souvent à Dakar, même avec le patronage du Président Abdoulaye Wade et de Madame Wade. C’est un ami personnel, prestigieux de longue date ».

S’agissant précisément du Docteur Bernou, aujourd’hui rentré en France où il coule les jours paisibles du retraité qu’il est devenu, on ne peut passer sous silence la très belle préface qu’il coucha dans la publication parue lors de l’exposition de 1996 :

« Il est des tâches difficiles.  Celle d’écrire la préface d’un ouvrage traitant de la peinture en est une.  L’amitié à laquelle s’ajoute un amour commun des Arts, rend cependant la plume plus légère au simple « Humaniste » que je suis.

Yves Marlière réalise son rêve d’accomplissement artistique et parvient à satisfaire entièrement la nature créative qui brûle doucement en lui. Je sais qu’il a toujours entrepris chacune de ses activités avec un sens moral profond. Le présent ouvrage ne rassemble qu’une faible partie de son œuvre.

C’est elle qu’il veut bien confier à des interlocuteurs privilégiés ; lesquels pourront ultérieurement satisfaire plus complètement l’intérêt qu’ils ne manqueront pas de trouver dans son talent.

Yves est un peintre contemporain, en vie, et comme une certaine poésie, sa peinture est une protestation du silence. En peinture, comme en poésie, un jugement d’originalité doit être fondé principalement sur un certain sens de la beauté et il y a tant d’habileté dans le dessin, tant de splendeur et de sensibilité dans le coloris qu’il n’y a rien de surprenant à ce que l’on soit médusé lorsqu’on le découvre.

Autre merveille qui ne doit qu’à la palette et aux pinceaux de l’artiste : les natures mortes chez lui sont douées de vie par le subtil artifice de leur composition. Je pense là non seulement à  « Symphonie florale de 1987 » mais surtout papillonnage à l’orée du bocage. Cette  animation,  cette  humanisation  de  la  nature  morte est un phénomène pictural qui devrait enchanter les hommes pour lesquels le spectacle de l’Art est devenu aujourd’hui source de joie.  « L’Art est la joie des hommes libres » écrivait Aristote.

La « confiance » menacée, voire un certain doute, commençait à s’installer devant des peintures qui pour être « dans le vent » ne représentaient pour autant que ce que l’on voulait bien y deviner. Quelles que soient les mutations de la société et les impératifs politiques ou économiques, la valeur et la qualité ne peuvent être garanties que par un respect scrupuleux de certaines règles sinon la perte de confiance apparaît.

Le goût  de Yves  Marlière pour les peintures des XVIIe, XVIIIe (siècle de lumière) et XIXe siècles et son attirance incontestable pour le XVIIe siècle hollandais, en fait actuellement un peintre de « l’universel ». C’est cet « universalisme » qui le caractérise et lui donne sa personnalité originale dans sa variance de l’Ecole Anglaise à l’Ecole Russe en passant par les Ecoles Française et Flamande. Il excelle avec aisance dans tous ces genres.

Peintre européen confirmé, son approche africaine est également en tous  points remarquable. Il est à souhaiter qu’il continue cette immortalisation de paysages et scènes de la vie sénégalaise telle que « Bavardage en fin d’hivernage » dont le style de représentation manque étonnamment en Afrique, où, de même la grande musique n’a jamais pris la place du rythme.

Devant la réalisation d’un rêve d‘accomplissement artistique, je ne puis qu’exprimer un sentiment, connu de tous, et qui fut illustré par Saint-Exupéry : « On ne voit bien qu’avec son cœur..

Cher Yves, à travers toi je rends ici tout l’hommage dû à un peintre français qui a su donner, à l’étranger, en toute modestie mais avec une rare efficacité, une image de notre pays particulièrement séduisante ».

Pouvait-on écrire plus belle préface pour rendre hommage à cet artiste qui aurait sans doute pu faire carrière dans la peinture ?

Lors d’une visite qu’il rendit, il y a une dizaine d’années, à son ancien Top model dakarois Sadya GUEYE, chez qui Yves Marlière exposait quelques-unes de ses toiles, Hubert de Givenchy, le célèbre créateur et  styliste français , grand amateur d’art et président de l’hôtel de ventes « Christie’s » est si surpris par la qualité des œuvres exposées  qu’il  encourage l’artiste à venir présenter ses œuvres en France l’assurant que si cela était, il pourrait compter sur son aide. ( Yves qui avait décidé de poursuivre les activités d’ingénieur pour lesquelles il était venu à Dakar ne donna pas suite à cette très aimable proposition ).

Ayant toutefois pris goût à ce genre d’évènements culturels, Yves et Viviane décident, les années suivantes, d’ouvrir leur vaste résidence de Dakar-Yoff à des plasticiens africains, notamment à André Mayemba, artiste congolais dont le style s’apparente à celui des impressionnistes français. Dans les milieux artistiques on l’appelle « le Gauguin africain ». L’homme a tant de talent qu’il parvient, en plusieurs expositions, à vendre plus de cinquante tableaux et sculptures. Plusieurs autres expositions de peintres sénégalais se dérouleront à la résidence de Hongrie, au musée de l’IFAN et à la Galerie nationale de Dakar au plus grand bonheur des amateurs d’art.

 

Poursuite de la collaboration avec le Ministre d’Etat

C’est au cours de l’année 1995 que le Ministre d’Etat, Maître Abdoulaye Wade, en accord avec le Président Abdou Diouf, sollicite de M. Bernard Debré, Ministre français de la Coopération, l’affectation  de  Yves  Marlière à son Cabinet en qualité d’assistant technique de la France.  A cet effet, il suggère que le financement initialement prévu pour le poste de conseiller technique du gouvernement équato-guinéen, créé spécialement pour son conseiller soit transféré à Dakar*

( Bien que cette demande fût accueillie favorablement par les autorités françaises, son application tarda et fut abandonnée quelques mois plus tard ).

*Il  convient de préciser que l’ouverture du poste de Malabo fut l’œuvre de M. Gérard Sivilia, alors conseiller technique de M. Michel Roussin au Ministère français de la Coopération.

En 1996, dans une correspondance adressée à M. Jean-Louis Le Roy, Secrétaire général de la Francophonie, le Ministre d’Etat décide de présenter la candidature de son conseiller au poste de Directeur de liaison de l’Agence de Coopération Culturelle et Technique à Genève, en ces termes :

« Outre ses compétences techniques dans le domaine du développement des pays africains francophones, Yves Marlière est un homme de culture acquis aux thèmes de la francophonie et défenseur de notre patrimoine linguistique commun. Je me permets d’ajouter qu’il possède le sens moral et la rigueur propres à faire de lui le titulaire du poste ».

Cette candidature se heurta aux règles strictes de l’organisation francophone voulant qu’un gouvernement ne peut  présenter un candidat que si ce dernier est ressortissant de son propre pays.

 

L’art africain     

En 1997, désireux d’élargir le champ de ses activités et de sa culture, Yves Marlière fonde avec Viviane Volker un centre d’expertise et de conseil en arts premiers africains. Ce poste d’observation leur permet, à l’un comme à l’autre, de prendre conscience de la précarité du patrimoine culturel historique de l’Afrique qu’ils considèrent en danger et qui le serait davantage encore si les pays du nord ne s’étaient pas souciés d’en protéger voire d’en sauver une partie grâce à leurs musées.

Dans sa publication intitulée «  A la croisée du temporel et du spirituel » Yves Marlière écrit :«  On ne peut aimer et comprendre un peuple sans découvrir son art et sa culture, deux portes qui ouvrent sur l’histoire de l’humanité et la conscience collective. La connaissance et le respect des autres se nourrissent au sein de la mystique fascinante de l’acquisition et de la collection des objets utilitaires et rituels de leur vie quotidienne. L’ignorance des us et coutumes d’autrui est mère de l’indifférence dans laquelle sont tapis le mépris et le racisme »

 

Il ajoute :

 

« Il est notoire qu’au cours de ces dix dernières décennies, les vrais protecteurs de l’art premier ont été les collectionneurs publics et privés. Leur sens de la conservation a permis très souvent d’extirper des poubelles de l’histoire tant de chefs-d’œuvre  aujourd’hui exhibés dans les grandes collections qu’il nous parait séant de leur rendre hommage et de les en remercier. Ils ont surtout donné à un art considéré naguère comme mineur, ses lettres de noblesse, sa valeur et sa place sur le marché international ».

 

Nous assistons aujourd’hui à une prise de conscience des élites africaines et c’est un bon signe dans la mesure où elle s’apparente à une recherche d’identité. Ce faisant, la tendance est assez revendicative puisque les africains souhaitent légitimement retrouver les chemins de leur histoire en récupérant ce qui leur appartient de fait, sinon de droit. Voila pourquoi en cette année 1997, Yves estime que le temps est venu pour certains gouvernements de réclamer la conclusion de conventions de restitution aux pays détenteurs de leurs objets d’art et, dans le même esprit, invite certains grands collectionneurs à faire preuve de générosité en rendant quelques objets symboliques aux pays qui en font la demande et qui ont la possibilité d’en assurer la protection dans des conditions optimales de conservation.

 

Dans cette perspective, Il propose aux autorités de l’université de Dakar de réhabiliter le laboratoire  de  datation  installé  dans  l’enceinte  de  l’Institut Fondamental d’Afrique noire, établissement prestigieux cher aux professeurs Théodore Monod et Cheikh Anta Diop. Cette réhabilitation qui bénéficia du concours technique et financier du CNRS et de la France est désormais effective et le laboratoire communément appelé  « Carbone 14 » dispose aujourd’hui des appareils les plus modernes qui en font l’un des tous premiers d’Afrique et le place au rang des grands laboratoires internationaux.

 

En route pour la diplomatie

En 1998, grâce à l’intercession de l’ambassadeur Ladislav Skérik de Tchéquie et à l’aide effective de son ami Béla Berszenyi  dont l’épouse Suzanna  occupe aujourd’hui le poste de Consule de Hongrie à Banjul, Yves Marlière est reçu en grandes pompes au Ministère des Affaires Etrangères de la République de Hongrie où il rencontre de nombreuses personnalités gouvernementales et, pour diverses raisons que le biographie de l’intéressé développera,  se voit proposer, l’année suivante, le poste de consul de Hongrie au Sénégal par le Ministre Janos Martinyi. Cette nomination est ratifiée, en 1999, par l’exequatur du Président sénégalais Abdou Diouf. A cette occasion, Yves reçoit les plus vives félicitations écrites du Président de la République de Hongrie, M. Arpàd Göncz, homme d’Etat qui s’était illustré au cours de la révolution de 1956.

La carrière diplomatique de Yves Marlière commence en janvier 1999, un an avant l’élection à la magistrature suprême du Sénégal de Maître Abdoulaye Wade, lequel, à l’instar du Président hongrois,  ne manque pas  d’adresser ses félicitations au nouveau consul.

Les années 2000 et 2001 marquent, pour le consul Yves Marlière,  deux étapes importantes :

La première a trait à l’élection, en mars 2000, du candidat Abdoulaye Wade à la Présidence de la République. Dans une lettre datée du 24 avril 2000, répondant aux félicitations du Consul, le nouveau Président dit en  substance : « Je voudrais vous dire combien j’ai été sensible à votre appréciation de l’action que j’ai pu mener pour le triomphe de la démocratie au Sénégal. Nul mieux que vous ne pouvait en témoigner puisque vous avez vécu toute cette aventure. »  Ce n’était pas trop dire car, le soir de l’élection, alors que les résultats provisoires lui parvenaient au compte-gouttes par téléphone et qu’une foule nombreuse commençait à s’agglutiner devant sa résidence  du Point  « E » à Dakar, Yves et Viviane Volker, étaient à ses côtés pour recueillir ses premières impressions empreintes d’un certain  scepticisme quant au résultat final. A cette heure de la soirée, la question était encore de savoir si le Président Diouf admettrait sa défaite..

La seconde tient à la visite à Dakar, du 22 au 26 mars 2001, de Monsieur Géza Gymothy, Vice Président du Parlement hongrois, porteur d’un message du Président Férenc Madl  à son homologue sénégalais. En l’absence du Président Wade, en voyage officiel à l’étranger, M. Gymothy ,  accompagné pour la circonstance de M. Làszlo Kovacs,  rencontre tour à tour Madame Mame Madior Boye, Premier Ministre, Monsieur Adoul Khadre Cissokho, encore Président de l’Assemblée nationale pour quelques semaines et M. Cheikh Tidiane Gadio, Ministre des Affaires Etrangères. Les propos sont prometteurs puisque M. Gymothy déclare en substance : « Nous considérons le Sénégal comme l’un des pays francophones les plus démocratiques, si ce n’est le plus démocratique, de la sous-région. Et, aussi bien au niveau de l’Union interparlementaire que de l’Union des parlementaires arabo-africains, nous connaissons et apprécions le Sénégal, un pays avec lequel nous avons d’excellentes relations d’amitié. Malheureusement nos relations économiques ne sont pas à la hauteur de cette amitié. Nous désirons donc promouvoir des relations économiques entre hommes d’affaires des deux pays par le biais des chambres de commerce. La Hongrie frappe à la porte de l’Union Européenne et peut donc beaucoup apporter au Sénégal en tant que centre commercial et place financière importante située au cœur de l’Europe centrale et orientale. C’est compte tenu de ces atouts que nous voulons renforcer nos relations commerciales avec le Sénégal.

M.Gymothy insiste aussi pour que des relations plus suivies soient établies entre les deux gouvernements, au-delà des contacts entre les parlementaires des deux pays. Une invitation au Chef de l’Etat sénégalais à se rendre en visite officielle à Budapest est d’ailleurs à l’ordre du jour. Abordant les domaines dans lesquels peut se développer la coopération bilatérale, l’émissaire hongrois cite l’agriculture, l’industrie pharmaceutique, le tourisme, etc.. Il dit également la disposition de son pays à accueillir des étudiants sénégalais et termine son propos en félicitant le Consul général Yves Marlière pour la travail qu’il  accomplit de manière très efficace au service du développement de la coopération sénégalo-hongroise. Ces paroles paraissent, le lendemain dans les journaux sénégalais.

Une importante réception, à laquelle participent plusieurs ministres et l’ensemble de la communauté diplomatique accréditée au Sénégal,  est offerte dans la soirée par le Consul général et son épouse dans les jardins de la Résidence de Hongrie à Ngor-Almadies.

 

Poursuite des activités techniques de l’intéressé

En 2001, Yves Marlière accepte la proposition du Groupe français Alpha Logic de suivre ses activités d’implantation en Afrique de l’Ouest. Cette firme marseillaise qui avait introduit à Dakar une technologie spécifique de traitement des eaux salées et saumâtres s’était rendue soumissionnaire d’un important projet financé par l’Agence Française de Développement.  Il s’agissait, en l’occurrence, de tirer parti des ressources en eau affectées par une faible salinité dans diverses régions du Sénégal. Ce projet qui concernait une quarantaine de localités dépourvues d’eau douce est aujourd’hui réalisé mais avec un concept technique différent ce qui écarta de fait le groupe Alpha Logic dont le procédé pêchait par excès de coût.

Au-delà de ces activités purement hydrauliques, la mission de Yves Marlière portait sur la création d’aménagements portuaires au Sénégal et dans la sous-région.

 

La bioénergie

Durant l’année et demie que dura sa mission en faveur du groupe Alpha Logic, Yves Marlière eut à examiner l’intérêt de développer au Sénégal la culture intensive du jatropha  (appelé aussi pourghère ou tabanani) pour la fabrication d’un biocarburant destiné au fonctionnement des moteurs diésels, de même que l’exploitation, à des fins de combustible, du typha ( roseau aquatique encombrant certains cours d’eau, en particulier ceux de la basse vallée du fleuve Sénégal. La prolifération exponentielle du typha fait encourir aux populations un risque avéré de pandémie liée à la présence d’une multitude de moustiques paludéens et au développement de maladies comme la bilharziose.

En 2002, Yves Marlière, alors en vacances en Bretagne, est contacté par le Ministre de l’Agriculture, M. Habib SY, sur ordre du Président Wade afin d’étudier une expérimentation de tournesol dans les régions de Thiès et Louga. Il s’agissait de savoir, d’une part si cet oléagineux pouvait être cultivé sans trop de contraintes sur les terres de ces deux régions eu égard à la faible pluviométrie et à  la  nature  biochimique  des  sols  environnants  et  d’autre  part,  si  l’huile  obtenue  produirait  un  biocarburant économique utilisable sur un large éventail de moteurs diésels. Cette opération devait être réalisée en liaison avec le Ministère sénégalais de l’Agriculture. Il faut à cet égard préciser que le choix du procédé de transformation de l’huile en biocarburant reposait sur le principe « Esterfip 1 » mis au point par l’Institut Français du Pétrole. En cela, l’étude reprenait l’option arrêtée  en 1991 par le Ministre d’Etat et préconisait la prise en compte des besoins énergétiques du Sénégal pour le fonctionnement des groupes motopompes, des véhicules particuliers et de transport en commun, des pirogues de pêche et de l’ensemble des appareils industriels utilisateurs de gazole et de fioul.

Le projet confirma les avantages techniques du procédé  « Esterfip 1 » et ouvrit la voie à  l’examen  d’autres  technologies,  en  particulier celle consistant à fabriquer de l’éthanol à partir de canne à sucre, en partenariat avec des pays comme le Brésil et l’Inde, aujourd’hui très avancés dans ce domaine.

 

Retour à la diplomatie

C’est au cours de l’année 2002 que,  par une instruction écrite, datée du 25 janvier et portant la référence N° 00819 PR/CAB/M/DIPLO.1,  le Chef de l’Etat  demande à Son Ministre des Affaires Etrangères, de l’Union Africaine et des Sénégalais de l’Extérieur, M. Cheikh Tidiane Gadio,  « d’inclure M. Yves Marliére dans la liste du Corps diplomatique ». Ce dernier  reçoit des mains de M. Adama Diop, Conseiller diplomatique du Président Wade une copie de cette instruction avec  conseil d’en suivre l’application. ( Il faut reconnaître que cette recommandation se transforma en un véritable parcours du combattant tant elle avait pour effet d’embarrasser ceux à qui en incombaient l’application. Il apparut donc aux fonctionnaires du Ministère des Affaires Etrangères que la seule façon  de régler le problème,  sans en compliquer la solution,  était d’accorder à l’intéressé les privilèges attachés à la fonction sans pour autant le classer dans la liste des chefs de missions diplomatiques accrédités et c’est ainsi que les choses se déroulèrent sans que quiconque y trouvât à redire ).

 

La sécurité

Au cours de cette période, Yves Marlière étudie également le projet de création d’un centre de formation aux techniques de la Sécurité en liaison avec le Général Mamadou Niang , Ministre de l’Intérieur, et le Colonel Didier Dubois, Président du Centre international de Renseignements Confidentiels Economiques (CIRCE) basé dans le sud de la France. (Yves Marlière avait préalablement permis les retrouvailles de ces deux militaires qui s’étaient connus à Saint-Cyr lors de leurs études militaires. Il avait organisé leur première rencontre au cours d’un dîner très sympathique offert à la Résidence de Hongrie. Naturellement une bonne partie de celui-ci fut consacré à l’évocation de vieux souvenirs).

Le projet,  proposé par le Colonel Dubois,  tirait sa substance du constat que de nombreuses sociétés de gardiennage installées au Sénégal employaient du personnel peu en phase avec les techniques modernes de gardiennage, en dépit de la formation reçue par quelques agents issus de la police et  de l‘administration  militaire.  Il  fut soutenu par le Ministre de l’Intérieur,  mais ne put être mené sous sa forme initiale en raison du départ du Général Niang victime d’un remaniement ministériel  intervenu quelques semaines plus tard. Ce dernier fut toutefois nommé ambassadeur du Sénégal à Londres en 2003.

 

La santé

2003 est précisément l’année du lancement par Yves Marlière de l’étude de préfaisabilité d’un institut de gérontologie et de gériatrie sur le territoire de la communauté rurale de Yène, localité balnéaire située à mi distance entre Dakar et Mbour, dont le conseil d’administration, conscient de l’enjeu,  avait eu la bonne idée de réserver un terrain de cinq hectares pour sa construction. Ce projet, soumis à l’appréciation du Chef de l’Etat sénégalais et de son épouse Viviane devint très vite un projet d’Etat.

Madame Wade connaissait Yves Marlière pour l’avoir rencontré plusieurs fois à son domicile du Point »E » et s’être trouvée à ses côtés lors de divers dîners et déjeuners. Elle savait aussi que son mari le tenait en grande estime, c’est pourquoi elle n’avait pas hésité à l’inviter au Palais en compagnie de son épouse Viviane Volker qui, par le plus heureux des hasards, portait le même prénom qu’elle.La rencontre à trois est détendue et même fort sympathique. Elle permet à Yves d’expliquer les tenants et aboutissants de son dossier en précisant que le complexe envisagé au Sénégal est de même nature que celui existant à Bucarest. Madame Wade connaissait  bien l’établissement roumain pour s’y être rendue avec sa mère, Madame Vert, qui avait pris l’habitude de bénéficier des traitements gériatriques dispensés par l’institut.

L’institut national de gériatrie et de gérontologie Ana Aslan s’étendait sur Bucarest et Otopeni ; il avait été fondé par le Professeur Ana Aslan, Doyenne de la faculté de Médecine de Bucarest , dans  les années cinquante et se distinguait par la particularité de faire reposer sa thérapie sur deux médicaments mis au point par le même Professeur Aslan : le gérovital et l’aslavital.

Il est indéniable que leur efficacité était mondialement reconnue  depuis que l’OMS les avait  agréés. Pour les patients qui en usaient sans en abuser, car prescrits sur ordonnance médicale, il s’agissait bel et bien  d’élixirs de jouvence tant est si bien que, durant la période s’étendant des années soixante à quatre vingt,  tous les grands de la planète étaient devenus clients de l’institut. Ce fut  le cas, notamment, des Présidents de Gaulle, Senghor et Reagan et de tant d’autres qu’il serait difficile de tous les citer. Rien d’étonnant donc que l’établissement soit devenu la référence mondiale en la matière.

Toujours est-il qu’après une bonne demi-heure de discussions à trois, les interlocuteurs voient apparaître le Chef de l’Etat sénégalais qui s’était finalement libéré de ses audiences et qui avait tenu à venir s’enquérir de l’évolution de l’entretien. Pour lui, la réalisation de ce projet gagnerait beaucoup de temps s’il était placé sous l’aile protectrice de l’Agence pour la Promotion des Grands Travaux du Sénégal (APIX).

Il faut préciser que l’idée d’un tel institut au Sénégal émane de l’ambassadeur de Roumanie, Vlad Corini  et du consul honoraire des Philippines, M. Marchand, lequel avait construit de ses propres mains une importante bâtisse sur un terrain de 9 hectares jouxtant celui attribué  par la communauté rurale de Yène au projet d’institut.

Optimiste et résolu, Yves Marlière étudie, à ses frais, l’ensemble du dispositif et envoie des demandes de financement chez tous les bailleurs de fonds. Le temps passe et Maître Bassine Niang,  personne chargée du suivi du projet à la Présidence de la République, tombe malade tandis qu’à Bucarest l’institut roumain semble battre de l’aile après son éclatement en plusieurs établissements.

En novembre 2004, le Président Wade reçoit à Dakar M. Ion Lliescu,  Président de la République de Roumanie venu rencontrer officiellement son homologue sénégalais pour évoquer la situation de la coopération entre les deux pays. Yves Marlière, invité au Palais, peut, grâce à l’intercession du Président Wade, converser quelques minutes avec le Président roumain qui l’assure que la Roumanie apportera son concours à l’opération et qui l’invite même à venir le rencontrer à Bucarest. Mais les électeurs roumains ne laissent pas le temps aux deux hommes de concrétiser leur projet.

Il faudra attendre quatre ans pour que ce dernier refasse surface ; ce sera le cas, le 23 octobre 2008, au cours de la cérémonie de célébration de la fête nationale hongroise organisée à l’hôtel Le Méridien Président de Dakar et quelques semaines plus tard avec une lettre de la Présidence sénégalaise réaffirmant l’appui sans faille du Chef de l’Etat.

 

La lutte contre le typha et le développement de la culture du jatropha

En février 2006, Yves Marlière prend contact avec M. Jean Claude Andréini, Président- Directeur général du bureau d’études français  BURGEAP qu’il connut dans les années quatre vingt lorsque ce dernier n’était encore qu’un jeune ingénieur au sein de cette firme et que, lui-même, exerçait la fonction de conseiller du ministre sénégalais de l’Hydraulique. Tous deux avaient pour ami Abdoulaye Séga Sow, alors Directeur de Cabinet du Ministre Samba Yéla Diop. En cette année 2006, l’état de santé de Séga ne cessait de s’aggraver au point que l’on commençait à s’inquiéter pour sa vie. Averti par Yves de l’incurabilité de la maladie et de la proximité de l’issue fatale de leur ami, M. Andréini (un homme de cœur et de fidélité), vint immédiatement à Dakar pour recueillir, sous la forme d’un adieu, l’ultime souffle de vie de Séga  alité à l’hôpital Principal de Dakar depuis plusieurs semaines et, le lendemain, pour accompagner sa dépouille vers sa dernière demeure. Ce voyage au Sénégal marqua le début d’un désir de rapprochement entre les deux hommes lequel se concrétisa l’année suivante, en 2007, après que le BURGEAP eût exprimé son intention de soumissionner, conjointement avec le bureau sénégalais SEMIS, pour l’obtention d’un marché d’étude et de surveillance de travaux lancé par l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS), grâce à un cofinancement du Royaume des Pays-Bas.

Entretemps, M. Andréini  permet à Yves Marlière de faire la connaissance de M. Brice Lalonde, Ambassadeur chargé des négociations climatiques, Maire de Saint-Briac-sur Mer, ancien candidat à la présidence  de la  République   française, ancien  ministre de l’environnement du Président François Mitterrand et fondateur de Génération Ecologie. Une correspondance électronique régulière permet aux deux hommes d’échanger des points de vue  sur l’opportunité  d’aider  les  pays  sahéliens  à  cultiver  sur  leurs sols des oléagineux à usage de biocarburant. Monsieur Lalonde qui fréquente les grands forums internationaux ne cache pas les craintes émises par divers experts quant à l’exploitation de sols pouvant être cultivés au profit de l’alimentation humaine. Il n’en reste pas moins que si les appréhensions de ces derniers sont effectivement fondées, elles peuvent être levées avec le jatropha curcas dans la mesure où cette plante développe un principe toxique la rendant non comestible, outre qu’elle pousse généralement en des sites particulièrement arides. Les agriculteurs l’utilisent d’ailleurs souvent pour créer des haies protégeant leurs cultures de l’appétit insatiable des chèvres.

En 2007, Yves Marlière est approché pour effectuer une mission d’expertise sur les méfaits du typha dans la vallée du Fleuve. Il devait s’agir, au départ, d’une intervention ponctuelle ne dépassant pas deux à trois mois, mais en définitive et après réflexion, on lui demande d’assurer la conduite d’un grand projet pour une durée de trente et un mois. C’est ainsi qu’il devient le chef de la mission du groupement BURGEAP-SEMIS avec résidence à Saint-Louis, bien qu’il soit parfaitement admis que sa fonction de consul l’oblige à être fréquemment présent dans la capitale sénégalaise.

En avril 2009, il reçoit à son domicile de Ngor-Almadies le chanteur américain d’origine sénégalaise, Akon, accompagné de son père, M. Mor Thiam, et de trois de ses collaborateurs. Akon qui a quitté le Sénégal à l’âge de 7 ans a créé à Dakar une fondation dont le but est d’apporter son aide au développement du pays, notamment par la création d’écoles.  Il souhaite élargir ses activités en se lançant dans l’exploitation de la culture de Jatropha dans le Sénégal Oriental afin de produire de l’huile à usage de carburant. Ayant appris par son ami Jacques Marty que Marlière est à l’origine d’une opération soutenue en 1991 par le Ministre d’Etat Abdoulaye Wade, il décide par l’intermédiaire de son père et de l’une de ses collaboratrices, Madame Helen Sweeney, ancienne directrice de la société Puma, de faire évaluer son projet par Marlière dont l’expertise en la matière est connue et reconnue. Ce projet qui devrait concerner l’exploitation de 3000 hectares de plantations  est en attente de décision.

En juin 2009, Yves Marlière est reçu par le nouveau ministre sénégalais de l’Energie et des biocarburants, M. Samuel Sarr, afin d’examiner dans quelle mesure une collaboration entre le Ministère et lui est envisageable. Les deux hommes conviennent de se revoir pour étudier une stratégie de mise en œuvre de la politique sénégalaise des biocarburants.

 

Les activités diplomatiques

Le parcours de notre ingénieur diplomate ne s’arrête pas là puisque Yves Marlière assume bénévolement la fonction de conseiller spécial du Président de la Dépêche diplomatique Afrique, un mensuel d’information essentiellement consacré aux affaires diplomatiques et politiques du continent africain dans lequel il lui arrive d’écrire des articles sur des sujets divers. C’est au fond une sorte  de  retour  aux  origines  puisque,  vingt  cinq  ans  auparavant,  il  s’était  vu confiée  une tâche semblable au sein d’une revue technique éditée à Dakar sous le titre « L’équipement au service du développement ».

Ce nouveau vecteur d’information lui permet de se faire l’avocat de ce qu’il appelle « La diplomatie active et participative ». Il ne s’agit pas, à proprement parler, d’un concept nouveau, puisqu’il s’érige  chez  certains diplomates, plus spécifiquement chez les consuls honoraires , en  moyen commode de développer leurs affaires. Pour Yves Marlière qui consacra près de trente ans de sa vie professionnelle à défendre la cause du Tiers Monde, ce concept est étroitement associé à la nécessité d’être à l’écoute des gouvernements des pays accréditeurs en les conseillant, voire en les aidant à trouver les voies et moyens de résoudre certains de leurs problèmes. Il peut en effet être utile de leur proposer des initiatives accompagnant leurs projets de développement ou renforçant l’efficacité de ces derniers. Un tel concept requiert donc une grande connaissance du pays et de ses difficultés, de même qu’une expertise avérée des affaires publiques. C’est en cela qu’une longue présence in situ et l’entretien d’un important réseau de relations diplomatiques sont des auxiliaires précieux.

Dans ce but, Yves Marlière s’efforce de cultiver et de renforcer son relationnel, tant avec les diplomates  oeuvrant  au Sénégal qu’avec ceux rentrés dans leur pays d’origine. Parallèlement, il s’emploie à établir des liens de confiance avec les responsables gouvernementaux, avec les hommes et femmes politiques de tous horizons et avec ceux et celles pouvant contribuer à l’émergence de projets utiles au développement socioéconomique du pays.

 

La reconnaissance

Les nombreuses lettres de remerciements reçues de la part de hautes personnalités témoigneraient à elles seules de la reconnaissance des autorités pour le travail inlassable accompli par Yves Marlière, tant au Sénégal qu’en Europe.  Mais s’agissant du Sénégal où ce dernier a consacré près de trois décennies de sa vie professionnelle et privée, ces remerciements sont allés, au-delà des formules épistolaires puisqu’il y a été décoré de le la médaille de Chevalier dans l’ordre national du Lion en 1991 et d’Officier dans l’Ordre nationale du Mérite en 2008. Ces récompenses furent pour lui des encouragements  le confortant dans l’idée que ce qu’il réalisa fut reconnu et estimé à sa juste valeur.

 

Publications techniques et artistiques et divers

-L’épuration des eaux résiduaires par traitement biologique ( Sciences et techniques municipales, mars 1972, pages 61 à 68 ).

 

-Le dessalement de l’eau de mer, une chance de survie pour l’humanité ( L’équipement au service du développement , juillet-août 1987, pages 38 à 44 ).

 

-Les eaux usées industrielles et leur traitement ( publication des technologies modernes aux laboratoires de Mobil Oil, n° 74, décembre 1979 ).

 

-L’homme prédateur de son milieu ( La revue des collectivités locales, Editions du CERECO, décembre 1972, pages 27 à 42 )

 

-Sécurité alimentaire ou sécurité énergétique ? : un faux débat ( La Dépêche diplomatique Afrique, n°5, juin juillet 2008 ).

 

-La conception des réseaux et la technique de la distribution de l’eau (Mensuel Travaux, juin juillet 1974, pages 42 à 47 )

 

-La mer en bouteille ( Sciences et techniques municipales, n°12, mai 1974, pages 41 à 45 ).

 

-Pour une gestion décentralisée des services de distribution d’eau potable en milieu rural (La revue des collectivités locales, Editions du CERECO, n°4, juin 1973, page 35 à 38 ).

 

-L’alimentation en eau potable et l’assainissement en milieu rural ( La revue des collectivités locales, Editions du CERECO, mars 1973, pages 39 à 43 ).

 

-Voyage à travers les âges ( Publication privée) à l’occasion de l’exposition de peintures de Yves Marlière,  avril 1996 .

 

-A la croisée du temporel et du spirituel, Expression créative des hommes du continent origine ( CIECAPA, mars 1999 )

 

-Un mai empli de oui mais   ( La dépêche diplomatique Afrique, n° 4, mai 2008, pages 22 et 23 )

 

Conférences données  sur divers thèmes tant en France qu’au Sénégal

 

-Alimentation en eau potable des communes rurales, assainissements domestique et industriel,  problématique de la finance locale,  Canal du Cayor, biocarburants, art primitif africain, etc.. ( Assemblées municipales, Rotary club, Ecole d’ingénieurs ,  club des 41, etc..)

 

Prochain évènement artistique

 

En mai 2010, après dix années d’absence sur les cimaises des galeries dakaroises, Yves Marlière  a présenté aux publics sénégalais et étranger sa nouvelle collection de tableaux composée d’une quarantaine d’œuvres originales sur le thème des fleurs, de l’ eau et des papillons. Plus symboliquement, il s’agissait d’un plaidoyer en faveur de la conservation de la nature et de l’environnement.

Comme à son habitude, l’artiste évita d’imposer un style précis et d’intellectualiser sa peinture, estimant que l’esthétisme, l’équilibre des formes et des couleurs, le réalisme et l’orientation de ses thèmes suffisent  à faire prendre conscience des effets néfastes de la pollution, de l’urbanisation et de la surexploitations des richesses naturelles. La majeure partie de ses toiles ne dépasseront pas le format 60 x 50 cm, encadrement compris, ce qui signifie que les acheteurs souhaitant transporter leurs acquisitions par voie aérienne pourront le faire sans difficulté.

Certains de ces tableaux sont encore visibles à la résidence de Hongrie, rue NG 26 à Ngor. Les personnes intéressées sont priées de  contacter l’artiste en téléphonant au 221 632 61 95,  221 820 29 34 ou 221 820 07 86. Il est également  possible  de  le  faire  par  mail à l’adresse suivante : cmdhongrie@hotmail.com

 

Justification du style et de la rigueur de l’artiste

Dans la publication intitulée « Voyage à travers les âges » qu’il fit paraître en 1996, Yves Marlière justifie son style et sa rigueur académique en posant trois questions :

-Peut-on trouver plaisir à lire un texte bousculant les règles élémentaires de la grammaire et de la syntaxe ?

-Notre ouïe se satisferait-elle d’une musique trahissant les sons harmoniques du solfège ?

-Notre goût serait-il flatté par une cuisine dans les ingrédients constitutifs ne se marieraient pas ?

Si la littérature, la musique et la gastronomie sont généralement respectueuses de nos sens, peut-on soutenir que depuis la révolution picturale du début du XXème siècle la peinture les gratifie du même souci ?

Lorsque tu ne sais plus où aller, disait le sage, retourne là d’où tu viens. C’est ce que l’on  souhaite à la peinture tant il est vrai que celle-ci offre parfois une image affligeante et dommageable pour un art pourtant majeur et, à bien des égards, exemplaire.

En s’attachant aux principes de rigueur académique qui sont les siens, Yves Marlière montre qu’en restant sur une trajectoire de qualité sa peinture a valeur d’éternité.                                                                   

 

Sarcasmes autour de certains peintres et de certaines oeuvres

Certains artistes et écrivains n’étaient guère complaisants à l’égard de leurs contemporains. Diverses citations relevées ça et là montrent que de tout temps, les avis et médisances allaient bon train lorsqu’il s’agissait de caricaturer le génie, le talent ou la médiocrité. Les appréciations suivant les modes et les époques, gageons que certaines ne vivront que le temps des roses, jugez-en :

-Picasso est l’avènement de la syphilis dans la peinture ( Marcel Jouhandeau – carnet de l’écrivain ).

-Quelque chose s’achève avec la mort de ce peintre d’algues tout juste bon à favoriser la digestion bourgeoise. Je veux dire « Matisse », peintre de la révolution de 1789 (Salvador Dali – Les cocus du vieil art moderne ).

-L’amateur d’art, je m’assois dessus et plus je m’assois sur lui plus il paie cher ! (Pablo Picasso -Réveil de la France 1960 ).

-Certains tableaux modernes, on le sent, s’ils n’étaient contenus par le cadre, feraient explosion et se sauveraient de tous côtés comme de la limonade gazeuse (Peul Claudel, Mémoires improvisés ).

-L’iconographie est un bon moyen de classer les peintres. Elle révèle rapidement aux yeux des amateurs d’art la médiocrité de certains iconoclastes et lentement le talent des véritables artistes (Georges Wolfromm, Paraphrase dans Courts-circuits chez Stock 1960 ).

-Si vous ne pouvez faire de la littérature votre plus sûr moyen d’expression, faîtes de la peinture abstraite, vos fautes y seront moins visibles. (Jean Giraudoux, Lettre à un jeune écrivain 1938 ).

-Le plus grand tort des peintres modernes est de ne pas faire des tableaux anciens (Henri Rochefort 1831-1913 ).

-En réalité, nous ne savons plus rien, nous ne sommes plus sûrs de rien. Lorsqu’on regarde les œuvres des anciens, on a vraiment pas à faire les malins. ( Auguste Renoir à Albert André ) .

 

-La peinture abstraite fait souvent braire les ânes, se pâmer les poules et bâiller les singes (Maître René Floriot, Avocat). 

 

-Le premier mérite d’un tableau est d’être une fête pour l’œil(..). Moins un tableau fait parler le cœur, plus il fait parler la bouche. (Eugène Delacroix).

 

-Salvador Dali, un dément génial qui prend son nombril pour la gare de Perpignan (Paul Delvaux – Art et Culture, 1972 ).

 

Yves Marlière, peintre passéiste ?

A un journaliste qui interrogeait Yves Marlière lors de l’ exposition de ses œuvres au musée de l’IFAN de Dakar, en 1996, s’étonnant de son style rétro et lui demandant pourquoi, plutôt que de cultiver le passéisme il ne peignait pas des thèmes contemporains, Marlière répondit :« Je n’irais pas, comme Henri Rochefort ( journaliste et homme politique français, 1831-1913 )  jusqu’à dire que le plus grand tort des peintres modernes est de ne pas faire des tableaux anciens ou, comme le peintre Auguste Renoir, (1841-1919) dans une lettre adressée à son ami Albert André : en réalité, nous ne savons plus rien, nous ne sommes plus surs de rien. Lorsqu’on regarde les œuvres des anciens, on n’a vraiment pas à faire les malins. Je n’irai pas jusque là, mais si être passéiste implique un retour vers l’authentique et l’esthétique et que ce faisant  la preuve est administrée qu’avec un peu de courage, de patience, d’imagination et de talent on peut encore réaliser des œuvres ayant valeur d’éternité, alors que l’on veuille bien me qualifier de passéiste, après tout, ce qualificatif résonne aussi bien qu’impressionniste, cubiste, dadaïste, fauviste, expressionniste, hyperréaliste, etc..

Mais votre question en suscite de ma part trois autres : considérez-vous qu’un réalisateur de films historiques retraçant la vie de Charlemagne, Louis XIV ou Napoléon, avec tout ce que cela peut comporter de vêtements, paysages, expressions ou modes de vie d’époque, soit passéiste ? Pensez-vous qu’un musicien interprétant la cinquième symphonie de Beethoven ou la flute enchantée de Mozart soit passéiste ? J’irai plus loin, estimez-vous qu’un adorateur de la poule au pot ou du hachis Parmentier soit passéiste sous le prétexte que ces deux excellents mets datent d’il y a plusieurs siècles ?

Honnêtement, ne pensez-vous pas que le temps soit venu de reprendre le chemin du bon goût et d’arrêter de prendre les gens pour des gogos ? Il faut en finir avec les « œuvres » du  type  «Obscurité  dans  une  nuit  sans  lune »  (tableau  complètement noir)  ou  « Plaine enneigée en une journée de brume » ( tableau complètement blanc )ou encore « Ebats de deux ours polaires sur la banquise » ( tout aussi blanc que le précédent ). Il faut stopper les créations malodorantes (à base d’excréments), les incongruités du style « ces enfants qui ne naîtront jamais » ( affichage sur panneau de condoms usagés ) ou encore les herses du cuir chevelu ( peignes à poux d’une saleté repoussante ).

Me concernant, s’il m’arrivait d’avoir à quitter la voie empruntée depuis ma sortie de l’école des Beaux-arts, ce ne pourrait-être que pour une noble cause et dans le respect de la déontologie picturale. Pour le moment, Cher Monsieur, je laisse à ceux dont le talent est parfois douteux le soin de s’essayer à la nouveauté. De toute façon quelle que soit la logomachie logorrhéique entourant les œuvres de certains novateurs, le grand public ne s’y trompe pas et c’est sans doute ce qui explique le succès de mes expositions et l’engouement des acheteurs ».

 

Œuvres de Yves Marlière réalisées entre 1995 et 2010

En quinze ans, Yves Marlière aura réalisé 300 tableaux, dont 280 vendus au cours de la période de référence. C’est à la fois peu et beaucoup si l’on considère les multiples activités de l’artiste au cours de ces cinq années. Cela signifie que si l’intéressé avait décidé d’entreprendre une carrière de peintre à l’âge de vingt ans, sa production totaliserait plus de 2400 œuvres, ce qui le placerait aujourd’hui au rang des grands artistes figuratifs internationaux.

Le soin qu’il apporte à la conception de ses œuvres, toutes originales et exclusives, la finition en trompe l’œil de certains de ses encadrements  (réalisés par M. Souleymane Dieng, menuisier-ébéniste d’art installé avenue Bourguiba à Dakar et avec lequel Yves Marlière travaille en partenariat depuis plus d’un quart de siècle ), le fait qu’il organise lui-même ses expositions, ( catalogues de ventes, tarifs, aménagement de salle, cocktail, etc..) font que son rythme d’exécution est assez considérable.

Nous vous invitons à admirer quelques-unes des œuvres de cet artiste dans  la  rubrique « quelques  oeuvres »   en   attirant   votre   attention  sur  la  qualité  parfois  médiocre  de certaines photos prises directement en son atelier de Dakar-Yoff.


28 réponses à “BIOGRAPHIE”

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  1. 29 12 2009
    Frédéric (13:37:32) :

    Cet homme que je connais depuis plus de dix ans, tient du génie. Jugez-en:
    Ingénieur, inventeur, homme de culture, artiste peintre, diplomate, il excelle dans tous les domaines. Il suffit d’ailleurs de lire ses écrits, de prendre connaissance de ses créations artistiques pour se convaincre qu’une gentille et jolie fée s’est penchée sur son berceau le jour de sa naissance.
    Yves aurait sans doute pu transcender bien des obstacles ( le voulait-il? ). Il avait, semble-t’il, un cheminement à suivre, un parcours initiatique à parcourir. Il lui fallait nécessairement afficher un bilan pour être reconnu et se forger une personnalité. Voila donc qu’à plus de soixante-sept ans il se décide enfin à sortir de sa coquille et à se lancer dans une de ses disciplines de prédilection: la peinture. Il n’est pas douteux qu’il parviendra à s’imposer comme l’un des défenseurs du bel art, de celui dans lequel on ne peut tricher.
    Ceux qui auront la chance d’acquérir une ou plusieurs de ses toiles n’auront certainement pas à le regretter et je gage qu’un jour ils verront leur investissement décupler.

  2. 3 01 2010
    De Jonckère (13:45:12) :

    La peinture de Monsieur Marlière est d’une facture assez exceptionnelle. Voila pourquoi je n’ai jamais manqué d’acheter, ou de faire acheter, un de ses tableaux à chacune de ses expositions. J’ai d’ailleurs toujours été impressionné par sa maîtrise des thèmes hollandais et flamands et surtout le technique employée pour donner à toutes ses oeuvres cette extraordinaire apparence de l’ancien. Je suis sûr qu’il a désormais atteint le plafond de la qualité même si j’ai le sentiment que lui n’en est pas convaincu. La citation de Docteur Jean-Claude Bernou dont il est fait état dans la biographie ci-dessus illustre bien ce désir qu’a l’artiste d’atteindre la quasi inaccessibilité. Moi qui suis un amoureux des peintures des XVIIème et XVIIIème siècle, je peux porter ici témoignage du grand talent d’ Yves Marlière et n’ai aucune difficulté, lorsque l’occasion se présente, à faire coexister le style de ce peintre avec ceux des peintres pour qui la qualité et la beauté étaient les seuls critères de savoir faire que certains sacrifient aujourd’hui sur l’autel de la nouveauté.

    Je ne trouverais donc pas outrancier que les collectionneurs de peintures anciennes alternent leurs tableaux avec ceux d’artistes contemporains pour autant que ceux-ci s’inscrivent dans cette même philosophie de bon goût et d’esthétisme.

    Je souhaite à notre talentueux artiste tous mes voeux de réussite pour sa prochaine exposition et l’assure, si toutefois je fais encore partie de sa liste d’ invités, que j’y serais présent.

  3. 15 01 2010
    Grumberg (13:44:44) :

    Cher Monsieur Marlière,
    Nous avons eu le bonheur de vous rencontrer à Dakar lors de votre exposition de 1996. Nous avons d’ailleurs gardé le fascicule que vous nous aviez remis, à mon épouse et à moi. Je ne sais pas si vous vous en souvenez, mais nous avons discuté de votre peinture que nous trouvions remarquable de beauté. J’espère pouvoir être présent au Sénégal pour venir admirer vos nouveaux chefs -d’oeuvre. Félicitations pour ce que vous nous présentez déjà dans votre biographie. je vous enverrai ma nouvelle adresse e-mail et mes coordonnées en France et en Côte d’Ivoire. Mille fois merci pour la quaité de vos oeuvres qui montrent combien la peinture faite avec talent est – et peut rester- un art majeur. Nous serions heureux que vous veniez en Côte d’ivoire pour exposer vos toiles à l’hôtel Ivoire , il n’est pas douteux que vous y trouveriez de nombreux amateurs qui apprécieraient votre style et vos thèmes.
    Cordialement.
    William

  4. 17 01 2010
    Vermeulen Jean-Pierre (18:50:42) :

    Très belle carrière professionnelle et surtout grand talent pour la peinture. Je suis enchanté par vos tableaux et espère voir une exposition de vous dans le nord de la France, surtout que vous êtes originaire de cette région. Il existe dans le région lilloise des galeries qui pourraient recevoir vos tableaux.
    A bientôt.
    JPV

  5. 22 01 2010
    Hoeniskeen Diana (18:30:57) :

    Je suis tellement enchantée par votre belle et grande carrière politique, technique, diplomatique et artistique que j’aimerais bien vous rencontrer pour m’entretenir avec vous d’un projet culturel. Je me permettrai de vous faire parvenir bientôt sur votre messagerie du consulat général une demande d’audience.

    D’avance merci

    H.D.

  6. 27 01 2010
    Tamas Teleki (19:34:52) :

    All my congratulations to Sir Consul General of Hungary Yves Merliere for his beautiful professional career and for its masterful paints. That any powerful made that it comes one day to expose its works in Budapest, there will be a success which he deserves.
    Tamas Teleki

  7. 28 01 2010
    Diallo Amadou (15:28:41) :

    C’est bien et très intéressant je voudrai savoir où on peut acheté le livre pour avoir la biographie de Yves Marlière en totalité? Moi je vis à Dakar mais je me rend souvent en France. Est-ce que on peut la trouvé à Paris?
    Vous pouvez me contacté en demandant Amadou Dial Diallo au 221 77 664 28 32
    Merci de me dire aussi son prix.

  8. 4 02 2010
    Jean-Jacques Delrue (01:36:40) :

    C’est magnifique, mais les tableaux devraient être plus visibles car on les devine plus qu’on les voit. Où peut-on les voir en vrai? Est-ce qu’il s’agit de copies de tableaux anciens où est-ce des créations modernes. En tout cas je les trouve très beaux et aimerais pouvoir en acheter un ou deux, si possible à bon prix.
    Je serai très heureux de venir à l’une des expositions du peintre en France. Des dates sont-elles prévues sur Paris ou Lille? Je n’ai pas eu le temps de lire toute le biographie, alors il se peut que des réponses figurant dans ce long texte m’aient échappées. Je ne connais pas M. Marlière mais j’ai entendu parler de l’Ecole des Beaux-Arts de Saint-Omer et de sa longue tradition puisque l’un de mes oncles l’a fréquenté dans les années 60. Encore toutes mes félicitations et mes encouragements à ce peintre originaire de l’audomarois qui pourrait faire honneur à sa région natale en venant présenter ses oeuvres dans la région où il existe des galeries prestigieuses.

  9. 4 02 2010
    Anne-marie Dubois (01:48:50) :

    Peut-on savoir si l’on peut rencontrer Monsieur Yves Marlière en France. Il doit connaître ma famille et surtout mon frère Gilbert qui fut l’un de ses auditeurs à l’Ecole d’ingénieur des Mines de Douai, lorsque M. Marlière y était venu faire une conférence sur l’art premier africain ? Cette conférence qui se déroula en 2003 fut suivie d’une très belle exposition dans le salle du conseil municipal de Douai.
    Merci.

  10. 4 02 2010
    Jean-Jacque Delrue (11:07:59) :

    J’aimerai savoir ou je peux trouver la bibliographie de M. Marlière et connaitre les éditeurs de son livre d’art?
    Vous pouvez m’envoyer les renseignements à l’adresse e-mail: jejadel59yahoo.fr

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